Création 2012 – Blanche Aurore Céleste –

Texte Noëlle Renaude
Mise en scène Alain Timár

Chapelle Sainte Claire
11h
Durée 1h

Son père frappa sa mère. Sa mère tomba sur le lit. Son père, bourré de remords, sauta sur sa mère. Ils la conçurent. Ils l’appelèrent Blanche. Y accolèrent Aurore. Et ajoutèrent Céleste. Voilà pour la genèse.

Blanche dresse de sa vie des bilans provisoires. Elle s’aide de la parole pour tenter de prendre, enfin, et peut-être pour toujours, la décision la meilleure, la bonne ou la moins pire. Elle ré-inventorie ses hommes comme d’autres les bibelots de famille. Elle raconte ou se raconte, confesse, se trompe, nous trompe… Qui sait ?

Alain Timár séduit, s’empare du personnage de Blanche. Directeur d’acteur chevronné, il endosse, pour rire ou s’émouvoir, le pardessus de directeur d’âme. Mais Blanche n’est pas saisissable, et ne se laisse pas réduire : à la périphérie du monde et au centre du sien, elle bricole son destin. Toute seule. Mot sur mot. Instant sur instant. Rien sur rien.

Blanche, entre innocence et rouerie, lucidité et naïveté, entraîne le spectateur dans sa quête de sens, d’amour, de spiritualité…  Elle brouille les cartes, toute d’ombre et de lumière et Alain Timár, volontiers irrévérencieux, joue avec bonheur cette partition bigarrée.

Avec : Camille Carraz

Décors et costumes : Théâtre des Halles
Assistante mise en scène : So-Hee-Han
Vidéo, son, régie : Quentin Bonami
Lumières : Laurent Pierre
Technicien plateau : Éric Gil
Administration générale : Laurette Paume
Secrétariat gén. / Rel.publiques : Nathalie Vucher et Aurélie Clément
Crédit photo : © David Mignérat et Manuel Pascual

Production : Théâtre des Halles Cie Alain Timár
Avec l’aide : du Ministère de la Culture et de la Communication (DRAC PACA), du Conseil Régional Provence-Alpes-Côte d’Azur, du Conseil Général de Vaucluse,  de la Ville d’Avignon.

[ENGLISH]

Text by Noëlle Renaude
Directed by Alain Timár

Her father beat her mother. Her mother fell to the bed. Her father, racked by remorse, jumped her mother, and she was conceived. They called her ‘Blanche’. Join to that ‘Aurore’, and then add ‘Céleste.’ Voila, that’s how it began.

Blanche takes stock of her life. She equips herself with the power of words to try to, finally, make the best decisions she can. Decisions that are good… or, at least, less bad. She inventories the men in her life like household trinkets from the bric-a-brac drawer. She tells us her story-or does she simply talk to herself?She confesses, makes mistakes, tells us lies… Who knows ?

Alain Timár seduces. He seizes the character of Blanche.  A director of seasoned actors, here Timár makes us laugh and moves our very souls. But Blanche is a character that slips through our grasp. She will not stand to be narrowly defined: at the periphery of the world and at the center of her own, Blanche builds her own destiny. All alone. Word by word. Moment by moment. Little by little.

Between innocence and cunning, clairvoyance and naivety. Blanche leads the audience in her quest for meaning for love, for spirituality… She blurs the distinction between light and dark, and Alain Timár, willingly irreverent, pounces upon the imaginary line separating the two.