Création 2005

Regarde les femmes passer

Yves Reynaud

Regarde les femmes passer Regarde les femmes passer

"Que faire dans la nuit dense peuplée d'ombres rassurantes ou dans ce jour éblouissant et hostile pour dépenser son trop plein d'énergie. Paul est seul. Solitude pathologique et insoutenable qui se remplit d'images fantasmatiques. Il rêve éveillé dans un quotidien fait de milles gestes anodins; banalité qui s'illumine d'espoirs insensés. Rencontres, croisements, carrefours d'autres solitudes, les femmes passent, flammes fugitives qui réveillent son désir de communiquer et sa soif d'aimer."

Yves Reynaud est l'auteur d'une douzaine de pièces représentées en France et à l'étranger, entre autres : Rose Bottom, Evènements regrettables, L'arbre aux oiseaux, Baptême, Les Guerres froides, La tentation d'Antoine, Marie, Apnée ou le dernier des militants, Une vie de chien,…

Quelques extraits de presse :

Le titre de la création 2005 au Théâtre des Halles, à lui seul est déjà tout un programme, témoignant d'une saine occupation dans le désœuvrement, la solitude et l'ennui supposé. Avec toutes les impressions glanées ça et là au hasard de rencontres, et le sillage que laissent ces jeunes passantes dans l'univers de Paul, cette pièce signée par Yves Reynaud, mise en scène par Alain Timar, avec l'immatérielle présence de Paul Camus, ne manquera pas elle aussi de laisser un sillage dans l'esprit des spectateurs. André Benayoun - La Marseillaise

Le Théâtre des Halles est - désormais - peuplé de toiles. Des petits ou des grands formats. Avec des hommes minuscules qui s'y perdent... Alain Timar dévoile enfin son univers de peintre, et ses oeuvres vous accueillent, comme elles avaient servi de cadre au "Livre de ma mère". Sur la scène également, un long format. Les tons sont les mêmes, entre ombres et lumières... Une chaise, une table. Des notes de piano viennent ponctuer chaque saynète. Et Alain Timar joue l'épure pour donner corps au journal quotidien d'un paumé - tristement - ordinaire, d'un médiocre contemporain. Un homme, pyjama gris clair, veste gris foncé se fond dans le décor. Ou presque. Cet homme, c'est Paul. Il regarde les femmes passer, la vie se faire, les conflits minuscules éclater. Il est à la limite. Toujours... Nedjma Van Egmond - La Provence

... Grâce à la mise en scène d'Alain Timar avec ses éclairages et cette petite musique qui par intermittences apporte ses notes de rêve dans la mélancolie ambiante, la pièce intimiste d'Yves Reynaud trouve ici toute sa théâtrale résonance. André Benayoun - La Marseillaise

...Dans une lumière blafarde et minimaliste, Paul Camus développe un jeu halluciné, poignant et s'anime de l'énergie débordante et vaine du solitaire. Sous la direction d'Alain Timar, metteur en scène et scénographe, il évolue dans un espace d'une beauté sobre, où trône, en arrière-plan, une toile abstraite où l'oeil vient s'égarer. Car Alain Timar est aussi plasticien, et son oeuvre soumise à d'infimes variations de lumières, nous entraîne dans ses méandres tandis que se déploie le texte d'Yves Reynaud. Alors, on a tendance à oublier qu'il est interprété. Dans cette mise en scène admirable, il devient évident. Deborah Duvignaud - La Provence

Mise en scène, scénographie :
Alain Timar

Avec : Paul Camus

Son, Lumière : Hugues LeChevrel

Costume : Anna Chaulet

Construction du décor : Théâtre des Halles

Production : Théâtre des Halles - Cie Alain Timar

Avec l'aide du Ministère de la Culture (DRAC PACA), du Conseil Régional PACA, du Conseil Général de Vaucluse, de la Ville d'Avignon