L’HOMME QUI DORMAIT SOUS MON LIT

Texte, mise en scène, scénographie Pierre Notte

Un bon migrant est un migrant qui se suicide de lui-même, proprement, sans engager la responsabilité de la France, de l’Allemagne, ou de l’Italie. Mais on compatit, naturellement. On n’est pas des chiens.

L’homme qui dormait sous mon lit esquisse un présent prochain où une prime d’indemnité serait allouée à ceux qui hébergent un réfugié, et à qui une récompense supplémentaire serait accordée au cas où ledit réfugié, poussé à bout, se suiciderait de lui-même, sans faire de tache.
Trois comédiens incarnent les entités contraires et monstrueuses de cette fantaisie macabre. Pris au piège entre une Europe acculée et incapable, et l’impuissance mondialisée, voilà le monde des humiliés qui appellent au secours. 
C’est une pièce de guerre, un combat du début à la fin, une mise à mort avec arbitre. Ce doit être sanglant, saignant, rapide et hargneux. Mais ça finit bien. La danse, et la vie, souriante, simple, une illusion. On est aussi là pour ça, rêver un peu, après avoir ri tant bien que mal du désastre.

Texte, mise en scène, scénographie Pierre Notte
Avec Muriel Gaudin, Silvie Laguna, Clyde Yeguete
Lumière Eric Schoenzetter, musique originale Pierre Notte, arrangements Clément Walker Viry
Texte publié chez L’avant-scène théâtre, collection Quatre vents
Scène et public

Durée 1h20 
À partir de 12 ans
Du 7 au 30 juillet
Relâches les mardis 13, 20, 27 juillet


Productions
Production Scène et public
Coréalisation Scène et public / Théâtre des Halles, Avignon


21H30 Jardin